
Le temple de Confucius à Hsinchu.
Réveil bien tard, je descends dans le hall, mariage donc pas moyen de manger. Je vais me chercher un pizza et par à la recherche d’un mobile store pour choper une carte sim. Le temps à changé : il tombe des cordes. Les filles à l’accueil insistent pour me prêter un parapluie. Encore un problème de communication, les filles à la boutique ne parlent pas un mot d’anglais. Je repars quand même avec ma carte et mon numéro de téléphone. J’appel Romain qui passe me chercher pour aller au bureau, on a besoin de quelques trucs là bas. Sur le chemin du retour on s’arrête au subway et Romain me propose de m’emmener dans le quartier des boutiques d’info pour que je m’achète mon APN. On arrive au Nova, une sorte de shopping-mall avec que du matos électronique. Un phantasme de geek, je suis comme un fou vous pensez bien. Romain me fait remarquer que je suis quand même un gros geek quand me m’extasie devant une carte wifi pcmcia a/g. Je trouve mon C4 à un prix ridicule, le type me propose même une SD card 512Mo et une batterie supplémentaire pour pas grand-chose. On va faire un tour ailleurs pour voir si on peut trouver mieux et là, malheur, je tombe sur le C5 dont je ne soupçonnais même pas l’existence (après m’être renseigné, il viens de sortir ces jours-ci). J’arrive à me raisonner et à me dire que le C4 est déjà très bien. On se prend quelques DVDs et on repart pour aller manger chez Nico. On sort ensuite pour retrouver Jerry dans une boite qui vient d’ouvrir. Jerry c’est un Taiwanais qui bosse avec nous et que j’avais vu la veille à Tainan. C’est un « cool guy », je pense qu’il a un gros potentiel ce garçon et qu’on va bien se marrer avec lui. La boite est super classe et le DJ assure pas mal, gros HH US, les filles danses toutes comme Jennifer Lopez c’est très marrant. En fin de soirée on décide quand même d’aller faire un tour au Flying pig pour aller plier quelques ricains au baby. Mon pull Waterloo m’attire des ennuis : une grande Canadienne me tiens la jambe pendant 3 heures et un mec de Dallas croit que je suis de Waterloo dans le Texas. Le DJ me montre un article dans un magazine sur sa boutique de hot dog. La taiwanaise pro du baby joue avec le petit cochon du bar (oui, oui, un petit cochon, c’est celui de la patronne, j’ai cru que c’était un chien au début). Oulala il est tard, faut rentrer. A l’accueil du Carlton on me fait remarque que je rentre tard, je les fais rigoler depuis que je leur ai demandé un breakfast à 4pm.
Là on va carrément à Tainan pour aller voir Chimei. C’est à 3 heures de route et c’est bien au sud, donc quand on arrive il fait super chaud. Faut dire qu’on est quand même passé sous le tropique du cancer, j’y connais pas grand-chose mais ça doit jouer. Chimei donc, cas intéressant parce qu’appartenant à un patron completement mégalo. C’est beaucoup plus classe qu’à AUO. Le type s’est fait son musée et on peut voir des sculptures et des tableaux dans le hall, dans les salles de réunion (http://www.chimei.com.tw/). Il s’est aussi fait son Chimei-Cofee, sorte de starbucks interne. On arrive trop tard et on en est réduit à manger un Tiramisu avec un ice tea. On vient faire une présentation du soft dans l’usine OLED (pour les geeks : oui c’est la nouvelle techno super cool blablabla…). Apres on file à l’usine 4 qui n’est pas très loin, un autre meeting. Résultat on se retrouve en salle blanche avec Romain encore une fois pour travailler sur les problèmes soulevés en réunion. Retour le soir pour prendre une douche avant d’aller au flying pig, grosse soirée le vendredi, là je rencontre de tout : du suisse, du grec, du sud-africains, canadiens, américains, français bien sûr, quebecois. Et puis aussi des Taiwanais quand même, qui sont tous très gentils et plutôt marrants en plus. Par contre certains ne parlent pas un mot d’anglais. En fin de soirée le DJ passe « Tomber la chemise », c’est complètement improbable.
Les Taiwanais nous regardent avec des grands yeux ronds (ça doit leur faire mal d’ailleurs) parce qu’on connaît les paroles. Je vais faire la bise au DJ, le remercie, ça le fait marrer, il est content. On rentre quand même assez tard et heureusement que Romain me ramène à l’hôtel parce que je suis quand même bien perdu.
Là ça rigole pas du tout : on a rendez vous important à la fab où je suis allé le premier jour pour négocier des trucs importants. Moi j’y vais juste pour rencontrer les gens et voir comment ça se passe. Je passe pour un con parce que j’ai pas encore de carte de visite. Du coup au début de la réunion le solennelle échange de carte est un peu chamboulé « heu… sorry, I’ve just arrived in Taiwan.». Le plus vieux s’appel Nike, c’est marrant parce que notre commercial n’arrête pas de le supplier de nous payer la machine. J’ai envie de lancer un petit « Come-on Nike, just do it ! » mais le ton n’est pas vraiment à la plaisanterie et de toute manière il n’aurait sans doute pas compris. La réunion se termine et les commerciaux repartent satisfait à Hsinchu pendant que Romain et moi retournons dans la salle blanche, après un repas à la cafet de la fab, très bonne d’ailleurs. Je me rappel plus du nom du plat mais comme apparemment c’est un truc du coin je devrais en manger souvent. On sort moins tard cette fois, on est de retour à Hsinchu dans la soirée. J’en profite pour aller me balader un peu, avec un plan quand même, je me perds, croise des temples au milieu de la ville. J’ai pas encore d’appareil photo mais j’aurais bien le temps d’y retourner de jour. Sommeil, dormir.
On arrive tard, vu qu’on s’est couché tard, on mange vite fait en prenant un truc au 7eleven. Je fais la connaissance de Nicolas, un autre VIE français qui bosse dans les mêmes locaux que nous mais pas pour la même boite. Romaric aussi, lui bosse pour nous mais sur le hardware. Je m’aperçois que Yvonne et Dana, les assistantes, ne parlent pas un mot d’anglais. Je me demande comment elles pourraient m’assister en quoi que ce soit du coup. J’ai de plus en plus le sentiment qu’il va falloir que je mette sérieusement au chinois. Et puis j’ai un coup de bar et je me souviens plus très bien de ce qu’on a fait. Marc-Olivier le commercial nous invite au sushi bar dans le centre de Hsinchu, là c’est du bonheur. La ville le soir est super animée, toutes les boutiques ferment très tard. Le soir au flying pig, bière, présentation aux autres expats, à des Taiwanais(es) aussi, bière évidemment.
Ça aura été une première semaine bien chargée. Lundi matin à l’aéroport, j’enregistre mes bagages sous le regards méfiant des hôtesses qui trouvent bizarre de partir avec un allé simple à Taiwan. J’ai voyagé sur la compagnie Taiwanaise EvaAir, la seule à faire un direct Paris – Taipei (13h30 de vol). Un 747 pas tellement rempli donc c’était cool, « Les indestructibles » en chinois pour rigoler un coup et après dormir, manger, redormir, discuter un peu avec la voisine qui bossait pour Asustek (Wa ! la belle business card !). Réveil une heure avant la descente pour le petit déjeuner : « omelette ou soupe de riz ?». Les hôtesses sont supers, sympa et tout, du coup un manque d’attention me fait commander la soupe de riz. Première faute.
Je suis partie à 11h du matin à Paris et j’arrive à 7h50 à Taipei, donc comme j’ai bien dormi dans l’avion je me sens plutôt en forme. Le taxi m’attend à l’arriver en plus, avec un grand panneau « Julien Bataillé », facile. Sur le trajet j’essai de me faire une idée sur le paysage, mais c’est pas évident vu qu’on est sur une autoroute et qu’il y a pas grand-chose à voir. Il fait beau, presque chaud. Pas mal d’usines, électronique évidemment, certains noms me disent quelque chose, une fabrique de bouddhas (je me demande si les taiwanais changent leur bouddha aussi fréquemment que leur PC). En arrivant à l’hôtel je vérifie mes mails, j’appel mon collègue Romain qui me dit de le rejoindre au bureau si je me sent d’aller avec lui à Taichung voir AUO10 (Acer ?? Optronics fab 10). On est chaud, c’est parti. Retaxi, arrivée dans les locaux de la boite, présentation aux employés taiwanais, à Albert surtout parce que c’est le patron. On va manger avec le patron, et mes deux collègues français dans un restaurant chinois (ici on dit juste restaurant). On me fait le coup du « tu sais manger avec les baguettes ? Attention c’est épicée », je fais le malin et confond le gingembre frais avec du chou. Essayez de bouffer du gingembre frais comme une salade de chou râpé... C’est donc avec un taux anormalement élevé de gingembre dans le sang que je pars pour Taichung avec Romain et Roy. C’est à environ 1 heure de route au sud de Hsinchu, pour la ville en elle-même j’ai rien vu, une autre fois. Par contre pour ce qui est des salles blanches là j’ai revu mes critères : les bâtiments sont tous simplement gigantesques. J’essayerai de prendre des photos de l’extérieur pour donner une idée. A l’intérieur aussi c’est l’halu, on se croirait dans la base d’un méchant à

Le procés d’Hamé a débuté vendredi dernier. Là, surprise, on a pas assisté à l'habituel lynchage médiatique du groupe de jeunes sauvageons aux paroles insolentes et insultantes, irresponsables, appel à la haine et blablabla... Pas de délire journalistique donc parce qu’au départ il ne s’agit pas d’un « Brigitte, femme de flic » du Minister Amer ou d’un Joey Starr qui frappe des petits singes (ou des hôtesses, bref, on va pas faire la liste…). L’article d’Hamé était dur, certes, mais bien argumenté. A l’époque où tout le monde s’excitait sur des statistiques qui démontraient que la France devait son insécurité à ses classes les plus démunies, Hamé écrivait que "les rapports du ministère de l'intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu'aucun des assassins n'ait été inquiété".
Ca peut paraître un peu expéditif comme formule, mais je vous invite à lire les articles du Monde et de Libé pour vous faire une idée sur la réflexion qu’il y a derrière. C’est aussi intéressant de se rappeler des élections d’Avril 2002 en France à l’heure où l’on critique la manipulation de l’opinion aux Etats-Unis.
A part ça La Rumeur sort aussi des disques, le dernier album « Regain de Tension » est sorti il y a quelques semaines, il est bien et il est pas cher en plus (12 euros environ). Pour ma part je vous conseille la trilogie de leurs débuts qui se décompose en Maxis (Ekoué sur le premier, Hamé sur le deuxième, Mourad et Philippe sur le dernier), si vous arrivez à mettre la main dessus c’est à acheter les yeux fermés. Et puis évidement L’ombre sur la mesure, le premier album, avait fait pas mal de bruit à l’époque.
Dans un registre beaucoup moins engagé le Klub des Loosers a sorti sont premier album lundi. Ils l’avaient pas encore reçu ce matin au Virgin de Toulouse. C’est ça qui est bien aussi avec le rap, c’est varié.
J'ai passé un week-end passionnant. Je suis allé prendre la navette de 16h05 jeudi pour Roissy mais pas de bol je l’ai raté, j’ai finalement pris celle d’Orly qui partait à la même heure mais pour laquelle l’enregistrement n’était pas fermé. J’ai ensuite pris l’Orly bus que je commence à connaître et qui est particulièrement inefficace aux environs de 18h sur le périphérique parisien. La prochaine fois je prendrai l’Orly Val si j’arrive aussi tôt. J’ai bien sûr enchaîné sur du métro avec pas mal de changement pour récupérer les clés de l’appart où j’ai dormi (merci Florent). Le lendemain matin (vendredi) j’ai enchaîné métro->RER->tram (tram T2, magnifique) pour repartir l’après-midi en Tram puis train de banlieue (même pas RER). Retour en train de banlieue pour filer Gare du Nord en métro où j’ai pris un Thalys pour Rotterdam. Arrivé là bas j’ai bien sûr repris le tram (ça a un coté plus fun en Batavie le tram, moins qu’à San Francisco mais quand même) pour enfin arriver à destination (merci Gael pour l'accueil). Le lendemain, samedi, train de banlieue Batave pour aller à Amsterdam et retour le dimanche matin dans ce même train qui m’a étrangement rappelé les RER D du temps du lycée (dormir, décuver, flipper de rater sa station). Retour en Twingo l’après midi, direction Paris, déposé directement Gare d’Austerlitz à 23h où m’attendait l’Occitan. Réveil à Matabiau ce matin, petit coup de métro pour finir et rallier Esquirol où m’attendait ma douche. A ce moment là je pensais sincèrement en avoir terminé. Mince, ma voiture est à Blagnac et mon badge pour aller bosser dedans. Métro dans l’autre sens, navette aéroport Matabiau->Blagnac. Tout ça pour me retrouver au volant de ma Twingo (pas celle de Rotterdam->Paris, une autre) et aller bosser comme tous les matins.
J’attends d’avoir pris un peu de recul pour vous livrer mes commentaires quant à l’efficacité des différents moyens de transport. Parlerai d’Amsterdam aussi à l’occasion.
Voici un parcours optimal d'une sélection de villes françaises que j'ai trouvé sur un site japonais, le choix de cette sélection me parait très mystérieux.