Sunday, March 27, 2005


J'étais à Taipei Samedi pendant la manif contre la loi "anti-secession" votée par la chine la semaine d'avant. A noter quand même que les manifs Taiwanaise s'arretent au feu pour laisser passer les voitures... Posted by Hello

On est dimanche, je viens d'arriver à Seoul où je vais passer la semaine pour aller bosser chez Samsung et LG. En arrivant dans ma chambre d'hotel je suis tombé la dessus... No comment. Des photos plus interessante de la Corée trés bientôt. Posted by Hello

Deuxieme Semaine

La deuxième semaine a été moins chargée. Romain est parti au Japon pour la semaine donc j’ai déjà moins traîné au Flying Pig. Par contre Nico sort toujours sa collègue qui est là pour encore quelques jours donc lundi soir on va bouffer Tepanyaki (pas sûr de l’orthographe). C’est très bien comme principe : on est tous assis autour des cuisiniers/serveurs devant une plaque chauffante géante et les types jettent plein de trucs dessus : crevettes, porc, choux, soja, huîtres, poisson… c’est très bon et pas trop lourd pour une fois. Mardi soir après une bonne grosse journée passé à coder des trucs passionnants je prends le train pour Taipei. J’ai rendez-vous avec Kunio et Tamichan, deux Japonais que j’avais rencontré au Canada. On m’a expliqué le principe des trains : toutes les demi-heures, les rapides mettent 1h, les lents environ 1h30. J’ai un billet pour un rapide, parfait, le problème c’est que je n’arrive évidemment pas à lire mon billet. Je sais bien à quelle heure part le train, mais je sais pas sur quelle plateforme. C’est l’heure où les étudiants sortent de cours. Manifestement ils avaient EPS parce qu’ils ont tous des joggings unis rouge, jaune ou bleu qui indique sans doute leur niveau (scolaire, pas sportif). Je cherche donc mon train au milieu d’un flot continue de Teletubbies qui ne parlent pas un mot d’anglais évidemment. Arrivé à la grande station de Taipei, c’est sympa de revoir les deux japs, Tamichan a bien grossi, Kunio toujours pareil : il repart le lendemain pour l’Island… « Aarrrrr, money is not a problem you know. » Très marrant de voir qu’ils s’en sortent très bien en parlant Japonais au taxis, dans les restaurants. C’est un peu les touristes français en Espagne en fait. Ils sont tout contents de me dire que les personnes âgées ici parlent souvent Japonais. Normal, le japon a occupé Taiwan pendant presque un 50 ans au début du siècle dernier et l’apprentissage du Japonais était obligatoire. Le retour se fait en train de banlieue, donc là on est en plein dans le cliché : train bondé d’étudiants/Salary-Men/Office-Lady, ceux qui sont assis dorment, les autres comme moi se cramponnent aux lanières suspendu au plafond. Le train se vide au fur et à mesure et en arrivant à Hsinchu, le terminus, je suis tout seul dans la rame avec un clochard (ou un type très mal habillé, j’ai pas vraiment vu de clochard ici mais comme les gens hésitent pas à sortir en pyjama pour faire les courses c’est difficile de savoir…).

Mercredi soir j’ai un repas offert par le Carlton, ça tombe bien j’ai bossé toute la journée et je dois me lever tôt le lendemain pour aller installer un truc à Taichung. Comme c’est mon premier déplacement en solo (enfin, avec un Taiwanais quand même) faut pas que je me plante. Donc on mange tous au Carlton. Au milieu du repas Fran, la femme de mon collègue, arrive à notre table avec une nana que j’ai jamais vu et me la présente : « C’est elle qui parle français et qui aimerait bien que tu lui parles français blablaba… ». Bon… Autant vous dire que là je pique un fard comme ça m’était pas arrivé depuis le CM2. En plus comme j’ai toujours pas de carte de visite je passe encore pour un con. Elle bosse pour Berlitz, blablabla. Je passe une nuit horrible : première fois que je suis malade mais là c’est la bonne. Le lendemain, on prends la voiture pour Taichung, heureusement Leo conduit et comme on est en avance il me propose qu’on s’arrête chez lui pour se poser un peu. Il est originaire de Taichung donc toute sa famille habite dans la même maison près du centre ville. Je croise donc la sœur « hello », la mère « ni hao ma ? », la grand-mère ( ?????). C’est intéressant, parce que Leo parle bien anglais (il a passé deux ans à étudier en Angleterre) et qu’il m’explique plein de trucs sur la famille Taiwanaise. Notamment qu’il s’est barré de Taichung pour échapper un peu à la pression familiale, vu qu’il est le seul fils. Donc même si je suis malade comme un chien c’est quand même une journée sympa, surtout que l’installation s’est bien passée. Le soir couché tôt, vendredi programmation, le vendredi soir aussi pour terminer un truc pour lundi et pas à avoir le faire pendant le Week-end. Samedi c’est nettement plus sympa : je vais me balader dans Hsinchu, il fait super beau et ça me donne l’occasion de tester mon nouvel APN. Je cherche vaguement un logement aussi. C’est sympa de chercher les temples dans la ville, je prends un plan et je vais jusqu’au parc où se trouve le temple de Confucius. C’est sans doute le plus beau. Le plus bizarre que j’ai trouvé se trouve à deux pas du Carlton : il est entièrement caché par des boutiques de bouffes, faut passer entre deux stands de nouilles pour trouver l’entrée. Je tombe sur pas mal de karaoke sauvages, c’est une vrai nuisance sonore au même titre que les scooters : les vieux se plantent en groupe sur une place ou dans un parc et chantent des chansons chinoises assis sur des chaises en plastique.

Dimanche je me fais embarqué par Jenny de l’agence immobilière qui m’emmène visiter des apparts un peu partout. C’est cool parce qu’elle parle anglais, un peu trop même donc je subis l’interrogatoire classique : « et tu fais quoi à Taiwan ? Et tu restes combien de temps ? Et t’es marié ? et t’as une copine ? » C’est sympa, flatteur et tout mais ça aide pas à trouver un appart. D’ailleurs j’ai rien trouvé. Pas grave, on s’occupe bien de moi au Carlton.

Monday, March 21, 2005


La porte, symbole de la ville. Posted by Hello

La rue principale de Hsinchu Posted by Hello

Le temple de Confucius à Hsinchu. Posted by Hello

Quelques photos de Hsinchu... Posted by Hello

Sunday, March 13, 2005

Samedi

Réveil bien tard, je descends dans le hall, mariage donc pas moyen de manger. Je vais me chercher un pizza et par à la recherche d’un mobile store pour choper une carte sim. Le temps à changé : il tombe des cordes. Les filles à l’accueil insistent pour me prêter un parapluie. Encore un problème de communication, les filles à la boutique ne parlent pas un mot d’anglais. Je repars quand même avec ma carte et mon numéro de téléphone. J’appel Romain qui passe me chercher pour aller au bureau, on a besoin de quelques trucs là bas. Sur le chemin du retour on s’arrête au subway et Romain me propose de m’emmener dans le quartier des boutiques d’info pour que je m’achète mon APN. On arrive au Nova, une sorte de shopping-mall avec que du matos électronique. Un phantasme de geek, je suis comme un fou vous pensez bien. Romain me fait remarquer que je suis quand même un gros geek quand me m’extasie devant une carte wifi pcmcia a/g. Je trouve mon C4 à un prix ridicule, le type me propose même une SD card 512Mo et une batterie supplémentaire pour pas grand-chose. On va faire un tour ailleurs pour voir si on peut trouver mieux et là, malheur, je tombe sur le C5 dont je ne soupçonnais même pas l’existence (après m’être renseigné, il viens de sortir ces jours-ci). J’arrive à me raisonner et à me dire que le C4 est déjà très bien. On se prend quelques DVDs et on repart pour aller manger chez Nico. On sort ensuite pour retrouver Jerry dans une boite qui vient d’ouvrir. Jerry c’est un Taiwanais qui bosse avec nous et que j’avais vu la veille à Tainan. C’est un « cool guy », je pense qu’il a un gros potentiel ce garçon et qu’on va bien se marrer avec lui. La boite est super classe et le DJ assure pas mal, gros HH US, les filles danses toutes comme Jennifer Lopez c’est très marrant. En fin de soirée on décide quand même d’aller faire un tour au Flying pig pour aller plier quelques ricains au baby. Mon pull Waterloo m’attire des ennuis : une grande Canadienne me tiens la jambe pendant 3 heures et un mec de Dallas croit que je suis de Waterloo dans le Texas. Le DJ me montre un article dans un magazine sur sa boutique de hot dog. La taiwanaise pro du baby joue avec le petit cochon du bar (oui, oui, un petit cochon, c’est celui de la patronne, j’ai cru que c’était un chien au début). Oulala il est tard, faut rentrer. A l’accueil du Carlton on me fait remarque que je rentre tard, je les fais rigoler depuis que je leur ai demandé un breakfast à 4pm.

Vendredi

Là on va carrément à Tainan pour aller voir Chimei. C’est à 3 heures de route et c’est bien au sud, donc quand on arrive il fait super chaud. Faut dire qu’on est quand même passé sous le tropique du cancer, j’y connais pas grand-chose mais ça doit jouer. Chimei donc, cas intéressant parce qu’appartenant à un patron completement mégalo. C’est beaucoup plus classe qu’à AUO. Le type s’est fait son musée et on peut voir des sculptures et des tableaux dans le hall, dans les salles de réunion (http://www.chimei.com.tw/). Il s’est aussi fait son Chimei-Cofee, sorte de starbucks interne. On arrive trop tard et on en est réduit à manger un Tiramisu avec un ice tea. On vient faire une présentation du soft dans l’usine OLED (pour les geeks : oui c’est la nouvelle techno super cool blablabla…). Apres on file à l’usine 4 qui n’est pas très loin, un autre meeting. Résultat on se retrouve en salle blanche avec Romain encore une fois pour travailler sur les problèmes soulevés en réunion. Retour le soir pour prendre une douche avant d’aller au flying pig, grosse soirée le vendredi, là je rencontre de tout : du suisse, du grec, du sud-africains, canadiens, américains, français bien sûr, quebecois. Et puis aussi des Taiwanais quand même, qui sont tous très gentils et plutôt marrants en plus. Par contre certains ne parlent pas un mot d’anglais. En fin de soirée le DJ passe « Tomber la chemise », c’est complètement improbable.

Les Taiwanais nous regardent avec des grands yeux ronds (ça doit leur faire mal d’ailleurs) parce qu’on connaît les paroles. Je vais faire la bise au DJ, le remercie, ça le fait marrer, il est content. On rentre quand même assez tard et heureusement que Romain me ramène à l’hôtel parce que je suis quand même bien perdu.

3eme jour (jeudi)

Là ça rigole pas du tout : on a rendez vous important à la fab où je suis allé le premier jour pour négocier des trucs importants. Moi j’y vais juste pour rencontrer les gens et voir comment ça se passe. Je passe pour un con parce que j’ai pas encore de carte de visite. Du coup au début de la réunion le solennelle échange de carte est un peu chamboulé « heu… sorry, I’ve just arrived in Taiwan.». Le plus vieux s’appel Nike, c’est marrant parce que notre commercial n’arrête pas de le supplier de nous payer la machine. J’ai envie de lancer un petit « Come-on Nike, just do it ! » mais le ton n’est pas vraiment à la plaisanterie et de toute manière il n’aurait sans doute pas compris. La réunion se termine et les commerciaux repartent satisfait à Hsinchu pendant que Romain et moi retournons dans la salle blanche, après un repas à la cafet de la fab, très bonne d’ailleurs. Je me rappel plus du nom du plat mais comme apparemment c’est un truc du coin je devrais en manger souvent. On sort moins tard cette fois, on est de retour à Hsinchu dans la soirée. J’en profite pour aller me balader un peu, avec un plan quand même, je me perds, croise des temples au milieu de la ville. J’ai pas encore d’appareil photo mais j’aurais bien le temps d’y retourner de jour. Sommeil, dormir.

Le jours d'apres (mercredi)

On arrive tard, vu qu’on s’est couché tard, on mange vite fait en prenant un truc au 7eleven. Je fais la connaissance de Nicolas, un autre VIE français qui bosse dans les mêmes locaux que nous mais pas pour la même boite. Romaric aussi, lui bosse pour nous mais sur le hardware. Je m’aperçois que Yvonne et Dana, les assistantes, ne parlent pas un mot d’anglais. Je me demande comment elles pourraient m’assister en quoi que ce soit du coup. J’ai de plus en plus le sentiment qu’il va falloir que je mette sérieusement au chinois. Et puis j’ai un coup de bar et je me souviens plus très bien de ce qu’on a fait. Marc-Olivier le commercial nous invite au sushi bar dans le centre de Hsinchu, là c’est du bonheur. La ville le soir est super animée, toutes les boutiques ferment très tard. Le soir au flying pig, bière, présentation aux autres expats, à des Taiwanais(es) aussi, bière évidemment.

Day one

Ça aura été une première semaine bien chargée. Lundi matin à l’aéroport, j’enregistre mes bagages sous le regards méfiant des hôtesses qui trouvent bizarre de partir avec un allé simple à Taiwan. J’ai voyagé sur la compagnie Taiwanaise EvaAir, la seule à faire un direct Paris – Taipei (13h30 de vol). Un 747 pas tellement rempli donc c’était cool, « Les indestructibles » en chinois pour rigoler un coup et après dormir, manger, redormir, discuter un peu avec la voisine qui bossait pour Asustek (Wa ! la belle business card !). Réveil une heure avant la descente pour le petit déjeuner : « omelette ou soupe de riz ?». Les hôtesses sont supers, sympa et tout, du coup un manque d’attention me fait commander la soupe de riz. Première faute.

Je suis partie à 11h du matin à Paris et j’arrive à 7h50 à Taipei, donc comme j’ai bien dormi dans l’avion je me sens plutôt en forme. Le taxi m’attend à l’arriver en plus, avec un grand panneau « Julien Bataillé », facile. Sur le trajet j’essai de me faire une idée sur le paysage, mais c’est pas évident vu qu’on est sur une autoroute et qu’il y a pas grand-chose à voir. Il fait beau, presque chaud. Pas mal d’usines, électronique évidemment, certains noms me disent quelque chose, une fabrique de bouddhas (je me demande si les taiwanais changent leur bouddha aussi fréquemment que leur PC). En arrivant à l’hôtel je vérifie mes mails, j’appel mon collègue Romain qui me dit de le rejoindre au bureau si je me sent d’aller avec lui à Taichung voir AUO10 (Acer ?? Optronics fab 10). On est chaud, c’est parti. Retaxi, arrivée dans les locaux de la boite, présentation aux employés taiwanais, à Albert surtout parce que c’est le patron. On va manger avec le patron, et mes deux collègues français dans un restaurant chinois (ici on dit juste restaurant). On me fait le coup du « tu sais manger avec les baguettes ? Attention c’est épicée », je fais le malin et confond le gingembre frais avec du chou. Essayez de bouffer du gingembre frais comme une salade de chou râpé... C’est donc avec un taux anormalement élevé de gingembre dans le sang que je pars pour Taichung avec Romain et Roy. C’est à environ 1 heure de route au sud de Hsinchu, pour la ville en elle-même j’ai rien vu, une autre fois. Par contre pour ce qui est des salles blanches là j’ai revu mes critères : les bâtiments sont tous simplement gigantesques. J’essayerai de prendre des photos de l’extérieur pour donner une idée. A l’intérieur aussi c’est l’halu, on se croirait dans la base d’un méchant à la James Bond. Les robots qui transportent les panneaux sont vraiment impressionnants. Pas assez tout de même pour me tenir éveillé tout l’après midi, je m’endors entre une machine israélienne et la notre, assis sur une espèce d’échelle. Je me réveille en me cassant la gueule de l’échelle, je me fais mal au coude et le retour à la réalité est plutôt rude : plein de chinois en combinaison verte et bleu me regardent en rigolant. J’ai un peu l’impression d’avoir été kidnappé par le cirque de pékin en 2058… Bref, ça va pas du tout, on sort pour regarder un peu de code, vu qu’on a pas l’autorisation d’entrer nos pc dans la fab. Coca au 7eleven avec un snickers et ça repart, on est finalement sorti de la salle blanche vers 1h du mat. Retour sur Hsinchu, on a faim, Romain propose d’aller au flying pig. Je ne le sais pas encore mais c’est là que je vais passer toutes mes soirées. On mange un cheesburger absolument infect dans un décors qui rappel les bars du Canada. Il est 3h30 du matin quand je retourne au Carlton. Ça c’était la première journée. J’ai vu les bureaux, une salle blanche et le flying pig et j’ai bien l’impression que ça synthétise la vie que je vais avoir ici si je fais pas trop d’efforts…