Tuesday, August 30, 2005

Premier Week end à Tokyo, entre Thé vert et Heineken.

Dimanche 28 Août,

Me revoilà dans l’avion. On est dimanche soir, j’ai décollé à 20 :10 de Narita pour Taipei. Trois heures et demi de vol, profitons-en pour résumer ces deux semaines au japon. Pas facile, le plus simple c’est de reprendre dans l’ordre chronologique. Arrivé avec du retard à Narita le vendredi 12 août, Miho m’attend et ça ça fait plaisir. Elle sort du travail donc comme moi elle est un peu crevée. On saute dans le Narita express direction Chiba (où elle habite) et on mange dans un Isakaya où on retrouve une copine à elle, Yuko. Je reparlerai des Isakayas et de Uoko plus tard. C’est le premier soir, fatigué, couché tard, le lendemain samedi j’ai le repas de famille chez la grand-mère qui m’attend donc autant être en forme. Les parents sont déjà là bas quand on arrive vers 18h. Comme on s’est levé une heure avant je rencontre toute la joyeuse famille d’un seul coup : le père, la mère, la tante, les cousines, le frère avec la belle sœur et le neveu. J’ai raté le grand père de quelques mois, il est décédé en avril dernier. Il occupe quand même une place importante dans la pièce principale : l’hôtel bouddhiste bien décorée avec fruits, fleurs, encens, cloches etc. donne des aires des réveillons à la réunion familiales. J’avais un peu d’appréhension à l’idée de ne pas pouvoir communiquer avec les parents de Miho mais à ma grande surprise la mère se débrouille et le père arrive à exprimer pas mal d’idées. La grand-mère s’embête pas et me parle en japonais, ça fait marrer tout le monde quand elle me conseille de ne pas sortir en boite, que c’est trop dangereux. C’est le plan : après dîner on doit retrouver Uoko à l’Ageha, une (très) grosse boite de Tokyo. On mange des tempura, des soba glacées, et pleins d’autres trucs japonais, et on reprends la route vers la station (la grand-mère habite à la campagne, l’occasion de vérifier que le réseau ferré japonais et effectivement très développé).

Trouvez le gaijin.

Après Taipei, Séoul, Hong-Kong, Kuala Lampur, moins récemment Toronto, je vais donc vérifier si Tokyo est aussi victime de la standardisation du clubbing. En gros, à peu prés partout on retrouve le combo 50 Cents/Sean Paul/Eminem. Seulement voilà, on est au Japon, le pays ou Bertrand Burgalat vend des disques, où Bloc Party est déjà passé de mode et où Maximo Park passe le mois prochain. Le champion-sound reggae Migthy Crown vient de Yokohama, Elephant Man est une star ici. Sound system reggae donc sur la scène extérieure, devant la piscine, on regarde le soleil se lever sur la baie de Tokyo.

J'ai piqué cette photo sur le blog de Yuko.

Juste une update avec une photo du bar prise avec le téléphone de Miho. A noter les distributeurs au fond à gauche (neons violets) qui ne proposent que deux boissons: Evian ou Heineken. A deux heures les classiques danseuses "sexy" ont débarqué à quatre (une sur chaque coin du bar rectangulaire). Là où ils sont forts ces japonais c'est qu'une des danseuses était en fait un danseur, le tout était de savoir laquelle (enfin lequel, bref...). Rien à dire ils savent rigoler ces japonais.

En sortant on récupere des flyers pour la semaine suivante: 12th Anniversary of BAPE with Pharell Williams, Clipse. Donc Ageha la semaine prochaine.

Wednesday, August 17, 2005

Ginza break

On est mercredi apres-midi, je me pose 5min dans un café de Ginza en attendant la prochaine representation de Kabuki au Kabuki-za. Le théatre en question dénote pas mal par rapport au reste du quartier. Ginza c'est le quartier des boutiques super class, le building Hermes en particulier annonce la couleur. Je suis bien sûr un grand fan du Sony building où j'ai enfin pu tripoter un aibo... Je prefere quand même Harajuku où Kunio m'a emmené hier: des cafes, des maisons transformées en boutiques, des filles qui font du shopping... N'allez pas croire je fais que du shopping (d'ailleurs j'en ai pas encore vraimment fait), Tokyo c'est tellement immense qu'on trouve des quartiers aux allures de village avec pleins de temples, jardins, echopes de biscuits. Asakusa en tete, rivalise presque avec Kamakura où on etait lundi avec Miho. Kamakura c'est un village sur la cote qui a été la capitale du Japon (ya longtemps) et qui a conservé quelques temples pas mal. Le fameux Buddha en bronze de 11m en impose pas mal. C'est pas loin de Tokyo, donc on est rentré manger à Shibuya le soir. Le temps de prendre un mocha au starbucks, tres bon spot pour observer la foule qui se croise au carrefour devant la station, les eclairs d'un orage se melangent aux lumieres des ecrans geants. Yakitori au diner (brochettes). Pour continuer dans le Tokyo "lost in translation", j'ai retrouvé Tami-chan à Shinjuku hier avec Miho et Kunio. Diner dans un Izakaya conseillé par Kunio qui joue très bien son rôle de guide. Coup de fil à Gen que je rejoins demain à Kyoto en Shinkansen (ouais! Je vais prendre le Shinkansen!). C'est l'heure du Kabuki maintenant.

Tuesday, August 16, 2005

La terre tremble

J'hallucine, je passe trois jours au japon et je me paye un tremblement de terre de magnitude 6,8. Bon, l'epicentre etait a sendai mais quand meme ca bougeait bien...

Friday, August 12, 2005

go go go

Me revoila a l'aeroport de taipei. Cette fois ci c'est pas pour aller travailler.15 jours de vacances au Japon. Elle est pas belle la vie?

Sunday, August 07, 2005

Miss Wu et les fantômes

Un truc amusant à Taiwan (et plus généralement dans la culture chinoise j’imagine) c’est les fantômes.
En France que je sache on n’accorde pas une grande importance aux fantômes, c’est pas pour ainsi dire une préoccupation quotidienne (on peut même dire qu’on s’en balance pas mal). Alors qu’ici c’est tout le contraire : on passe son temps à s’en occuper, on les chouchoute les fantômes. La première fois que je m’en suis aperçu c’était à la pause café. On était tranquillement en train de boire notre café froid en cannette (bah oui, en cannette…) avec Jerry et Leo quand une nana, visiblement une OL*, commence à déballer plein de fruits/boissons/gâteaux sur une petite table. C’était devant l’entrée du bâtiment, je me dis « Ok, un pot de départ». Là où j’ai bien senti que c’était pas un pot de départ c’est quand elle a planté des battons d’encens dans les bananes et qu’elle a disposé des grosses liasses de billets jaunes sur la table. Parce qu’en plus des fruits frais et des sodas, les fantômes il leur faut de l’argent ! Evidement pas du vrai argent, c’est pour ça que les taiwanais ont inventé l’argent pour fantôme. On peut donc voir en ville pas mal de boutiques de billets pour fantômes. Je ne me suis pas renseigné sur le taux de change, mais ça ne doit pas être très cher. On voit donc fréquemment des commerçants brûler un peu d’argent (pour fantôme) devant leur boutique pour se porter bonheur. Et c’est pas que du folklore, c’est très sérieux. Quand je cherchais mon appart par exemple, on m’en a déconseillé certains dont la porte d’entrée se trouvait en face de l’escalier sur le palier. « - Ben oui tu comprends, le fantôme il monte l’escalier et il rentre direct chez toi. » « Ah ? Et en face de l’ascenseur ça va ? » « - Oui oui, l’ascenseur c’est ok. ». En discutant avec mon proprio, Romain s’est mis à déconner « -Et alors ? Au niveau fantôme c’est ok ? » Réponse très sérieuse de l’intéressé « - Non non, pas de fantômes, aucun problème. ».

Ça devient franchement comique quand pendant le voyage organisé avec ma boite, le guide au micro se met à nous raconter des histoires (de fantômes toujours) pour distraire un peu tous le monde. Dés les premiers kms, j’avais pris l’habitude dans le car de me visser les écouteurs du ipod et éventuellement de trouver un morceau de hip-hop français qui collait bien avec les gesticulations de notre guide au mic (ça m’a fait rigoler 5min en fait). Voilà donc que le type se remet à raconter plein de truc et qu’à ce moment là Albert (le patron) me saute dessus et me demande de lui prêter mon ipod pour sa femme. « Ah sorry sorry, my wife is very afraid of ghosts, she can not sleep if she listen to ghosts stories ». Bon, ok mais elle veut écouter quoi? Dans l’urgence en fait elle a écouté ma playlist qui mêlait du noir désir enchaîné avec la dernière Street Tape de Cuizinier et ça devait finir par du Autechre ou Aphex Twin vu que l’histoire du guide était quand même super longue. Voilà, tout ça pour dire que Miss Wu, 38 ans et mère de deux enfants (deux gamines insupportables mais qui me respectent depuis que j’ai mis une beigne à la grande sans le faire exprès) a peur des fantômes. A la tête qu’elle faisait quand elle m’a rendu mon ipod je crois bien que maintenant elle a aussi peur de l’electronica anglaise de la fin du 20eme siècle.
*OL : Office Lady ou Assistante/Secretaire.

La gamine horrible dort sur l'épaule de son père. En fond, l'une des deux tours petronas, qui sont hautes (450m) mais pas autant que la Taipei 101 (610m). Ca valait bien la peine d'aller à KL tiens... Oui pardon, KL c'est Kuala Lampur. J'aime bien KL d'ailleurs, une bonne alternative à HK comme escale pour les voyageurs à destination de TW. J'aime bien parler avec des abréviations comme ça histoire de vous faire croire que les capitales du sud est asiatique c’est trop mon quotidien.